Ressources

Plus d’une centaine d’espèces commercialisables de poissons, de crustacés ou de mollusques
trouvent dans les eaux pures de l’archipel, d’idéales conditions d’existence. 

On distingue des pêcheries de cabillaud (morue), concombre de mer, crabe des neiges, homard américain, flétan (https://www.facebook.com/fletan.atlantique), pétoncle géant (coquille Saint-Jacques), bulot… La raie, le sébaste, l’encornet, la plie, la limande, le merlu font également partie des espèces possiblement pêchées sur les bancs. Les thons rouges et germons, les espadons chassant le poisson pélagique comme le hareng ou le maquereau, sont également observés lors de leurs migrations estivales. 

Le homard
de Saint-Pierre-et-Miquelon

Un homard de roche aux qualités exceptionnelles ! (une marée sur le Dauphin de Real Detcheverry)

Biologie, pêcherie

Homarus americanus

Quota annuel à SPM : entre 35 t et 40 t

Présentation

Vivant 
Frais : entier et cuit, chair cuite
Congelé : cru ou cuit, entier ou queue, médaillon
Transformé : chair fine décortiquée sous haute pression, en conserve, seconde transformation.

Calibres courants

Le homard de l’archipel offre un poids moyen de capture avoisinant 1 kg .

Données scientifiques Ifremer /Arda

2023-2024

Indicateurs d’état et évolution de la population de l’archipel :

fiche homard ifremer / arda

Généralités :

Le homard n’a pas toujours été aussi populaire qu’aujourd’hui. Abondant sur la côte Ouest Atlantique, au Canada comme aux États-Unis, ce crustacé rouge brun était si commun au XVIIe siècle que sa consommation, plus de deux fois par semaine, fut interdite dans l’État du Massachusetts : manger du homard presque tous les jours était considéré comme un châtiment inutilement cruel infligé aux prisonniers, aux esclaves et aux domestiques ! Les révolutionnaires américains insultaient les soldats britanniques en tuniques rouges en leur criant « lobsterback » ou « dos de homards ».
Gérard ALLEMANDOU

Comme pour les plaisanciers, les femelles grainées doivent être remises à l’eau et la pêche est interdite dans la zone de réserve au sud-ouest de Langlade.

secteur de pêche :

La pêche du homard se concentre sur deux secteurs spécifiques que les professionnels sélectionnent pour leur abondance et leur proximité du port d’attache.
On distingue ainsi deux zones où se concentre l’effort de pêche situées à l’est et à l’ouest de Miquelon-Langlade (cf: sur la carte ci-dessous ).

Casiers virés

à l’aide d’un treuil mécanisé

La pêche du homard à Saint-Pierre-et-Miquelon

À Saint-Pierre-et-Miquelon, la pêche du homard est autorisée du 1er mai au 31 août, puis du 15 octobre au 15 décembre, selon le même cadre réglementaire que la pêche de plaisance.
À l’échelle mondiale, la production 2022 s’élève à 152 650 tonnes (source : FAO).
Le Canada reste le principal producteur avec 98 060 t, suivi des États-Unis (54 569 t).
L’archipel contribue modestement à cette filière, avec environ 30 tonnes par an, tandis que la France importe chaque année près de 2 000 tonnes, principalement d’Amérique du Nord.

Sur le Dauphin

Chaque pêcheur professionnel utilise entre 100 et 300 casiers pour un total approximatif de 1500 casiers pour l’ensemble des armements..

Habitat


Les homards préfèrent vivre sur des fonds rocheux, généralement près du littoral, à une profondeur de moins de 40 mètres.

Cycle de vie

Le homard débute sa vie sous forme de larve planctonique, portée par les courants marins pendant un à deux mois. Après trois mues, il rejoint le fond de l’océan pour y trouver abri et entamer une longue croissance.
Il traverse ensuite plusieurs stades juvéniles avant d’atteindre l’âge adulte entre 5 et 8 ans, pour une espérance de vie d’environ 20 ans.

Larve au stade 3

Taille : 10-12 mm.
Leurs déplacements s’effectuent en zone pélagique, proche de la surface, et dépendent alors du vent et des courants marins.

Croissance

Croissance et mue :
Les jeunes homards muent plusieurs fois par an, surtout en été, tandis que les adultes le font plus rarement.
Chaque mue augmente leur taille de 15 % et leur poids de 40 %.
La température de l’eau influence fortement cette croissance : les zones plus chaudes de l’ouest de l’archipel favorisent des mues plus fréquentes et un développement plus rapide.

Comportement saisonnier

Au printemps, ils se déplacent vers les eaux peu profondes pour muer, s’accoupler et pondre.

Reproduction

L’accouplement a lieu en été, juste après la mue de la femelle.
Elle porte ensuite ses œufs sous sa queue pendant 9 à 12 mois, jusqu’à leur éclosion.
Plus la femelle est âgée et grande, plus elle produit d’œufs nombreux et viables — parfois jusqu’à 100 000.

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